Une nuit dans un capsule hotel
août 18, 2007
J’ai passé ma derniere nuit a Tokyo dans un capsule hotel.
Du premier pas dans l’hotel jusqu’a la sortie, tout est rythmé par l’ouverture et la fermeture des consignes (coin lockers).
En arrivant, on place ses chaussures dans une consigne.
Le receptionniste me donne un trousseau de clefs avec un numéro : le 815.
Je serai au 8eme étage, 15eme capsule.
En arrivant, pieds nus donc au 8eme etage : une nouvelle consigne.
Une nouvelle armoire métallique ou je trouve un pyjama bleu ciel, des serviettes et deux brosses a dents imbibées de dentifrice.
Tout est fait pour que l’on ait rien a sortir de sa valise,
ou plutôt, tout est donné pour les gens qui ont raté le dernier métro, et qui se retrouvent la, sans rien.
Je découvre en poussant la porte, une rue de capsules aux contours verts.
Seulement trois sont occupées pour l’instant.
Une petite lumiere sur les contours verts l’indique.
A l’intérieur, un écran, un réveil, un miroir.
Entouré de plastique avec congés de 8 cm, des réminiscences de projets des années 70, l’espace est suffisant pour s’y loger.
Une natte de bambou ferme délicatement le monde de plastique.
Et je m’endors apres une longue journée a arpenter les quartiers d’Harajuku, Ayoma, Akihabara, apres avoir admiré la magnifique exposition Skin&Bones, apres avoir dégusté des makis et dépensé au mieux le budget concédé par une entreprise qui vend des casques audios et des bouilloires.
